Pour aborder tous les sujets qui tournent autour des potentielles guerres du futur, « Phénix », spécialiste du renseignement et auteur de romans d’espionnage qui cultive la discrétion, a accepté pour la première fois pour Telescope de passer devant l’objectif… à la condition de préserver son anonymat. Le but ? Une série de vidéo régulières, pour mieux comprendre l’intrication entre le monde militaire et l’industrie technologique. Au programme de ce premier épisode, les débats autour des armes autonomes… Anthropic, start-up californienne responsable de l’IA Claude, a refusé en février d’ouvrir sans contraintes à l’armée américaine son modèle, utilisé pour analyser des données en amont d’opérations militaires telles que la capture de Nicolas Maduro ou la guerre en Iran… provoquant la foudre de l’administration de Donald Trump. L’entreprise avait exposé deux revendications : interdire que sa technologie serve à la surveillance de masse, et empêcher que son modèle permette d’aider à la mise en place d’armes autonomes. Pour l’instant loin des cyborgs de Terminator, ces armes pourraient être des drones ou des lanceurs de missile, qui seraient capables en quelques secondes de toucher une cible à la suite d’analyse de données topographiques ou sonores. Alors la tentation est grande pour des militaires de laisser l’IA prendre la décision de tirer pour gagner du temps, les conséquences éthiques ainsi que les risques sont sans-précédent, avertit « Phénix ».